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Retour sur la conférence « La pudeur et le soin » au CHU de Rennes

Une conférence sur « La pudeur et le soin », a été organisée par le Centre de documentation des écoles du CHU de Rennes, le 26 avril 2012.

La pudeur, rarement abordée, est pourtant au centre de la relation soignant-patient.

« Tout professionnel de santé est nécessairement un altruiste bienveillant qui tend à faire du bien à la santé de l’autre. Le soigné quant à lui souhaite, réclame, espère, le soin qui lui sera bénéfique, sans pour autant se départir de sa part d’angoisse, de subjectivité ou d’irrationalité. Parmi les difficultés que rencontrent les soignants ; parmi les désagréments que vivent les soignés, figurent la question sensible de la pudeur ».

Auteur du livre « La pudeur et le soin », sorti en 2011, Bruno Py, Professeur de Droit privé et Sciences criminelles à l’Université de Poitiers, est intervenu sur ce thème au CHU de Rennes.  

Olivier Quarante, journaliste pour l’Infirmière Magazine, est revenu sur ce moment.

Référence :
La pudeur encore taboue :
http://www.espaceinfirmier.com/actualites/detail/53567/la-pudeur-encore-taboue.html

 

01-06-2012

Une meilleure répartition des infirmiers sur le territoire, selon l’Assurance-maladie

Jeudi 5 avril, l’Assurance-maladie a indiqué que les aides à l’installation des infirmières libérales dans les zones qui en manquent ont permis leur retour dans ces régions.

"L'effet est très significatif, on constate une inversion de tendance entre les installations d'infirmières libérales dans les zones sous-dotées et sur-dotées", a déclaré Mathilde Lignot-Leloup, la directrice déléguée à la gestion et à l'organisation des soins lors d'un point presse.

Les effectifs en zones "très sous-dotées" ont progressé de 33,5% entre fin 2008 et fin 2011. 

"Ce résultat est d'autant plus satisfaisant si on le compare à l'évolution globale des effectifs d'infirmiers libéraux sur cette même période: +15,3%", souligne l'assurance maladie.

Sur trois ans (2009, 2010 et 2011), on recense 354 infirmiers libéraux supplémentaires en zones très sous-dotées.

A l'inverse, leurs effectifs ont diminué de 2,9% en zones sur-dotées, soit 263 infirmiers libéraux de moins. Or, entre 2006 et 2008, ces zones avaient enregistré une progression de 8,5%.

L'assurance maladie avait signé en 2008 un accord conventionnel avec les syndicats d'infirmiers libéraux, entré en vigueur en avril 2009.

Il prévoyait une aide à l'équipement et une prise en charge des cotisations dues au titre des allocations familiales en contrepartie de l'engagement du professionnel de consacrer deux-tiers de son activité aux patients résidant dans une zone sous-dotée.

Cet accord visait aussi à réguler les installations dans les zones sur-dotées : toute installation y est conditionnée à un départ.

Au mois de septembre, ce dispositif a été renforcé par un avenant qui a doublé le nombre de zones concernées. Ces aides "marchent dans les professions où il y a de fortes disparités mais l'assurance maladie veut déployer ces outils sur la quasi totalité des professions", a déclaré Frédéric Van Roekeghem, directeur général de l'assurance maladie.

Déjà, des accords sur le même principe ont été signés avec les masseurs-kinésithérapeutes et les sages-femmes. Une expérimentation est en cours avec les orthophonistes.

Référence :
Arrêté du 25 novembre 2011 portant approbation de l’avenant n° 3 à la convention nationale des infirmières et des infirmiers libéraux

06-04-2012

L’infirmier seul face à une situation d’urgence

La Société française de médecine d’urgence (SFMU) a publié des recommandations professionnelles pour un infirmier seul face à une situation de détresse médicale.
Une situation de détresse médicale s’entend comme une situation où le pronostic vital et/ou fonctionnel du patient est engagé, et devant laquelle une réponse rapide et efficace doit être entreprise en attendant une intervention médicale, afin de garantir le maximum de chance de survie au patient. Ainsi sont traitées plusieurs situations d’urgence telles que l’arrêt cardiaque, les brûlures graves, les convulsions, l’accouchement mais aussi la prise en charge de la douleur…
Devant la grande hétérogénéité, voire l’absence de protocoles locaux, la SFMU a réuni un comité d’experts médicaux et paramédicaux issus de son corps mais aussi de la SFAR (Société Française d’Anesthésie-Réanimation) ou encore du Collège français de réanimation cardio-respiratoire pour déterminer et valider ces recommandations.
Si tout infirmier peut être seul et confronté à une situation d’urgence, ces recommandations visent en priorité les infirmiers travaillant en EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes), dans les transports paramédicaux pédiatriques et adultes en pleine expansion, mais aussi en milieu scolaire ou en entreprises comme infirmière de santé au travail. Les recommandations développent très clairement les actions et surveillances infirmières à entreprendre face à une situation précise en attendant une intervention médicale quelle qu’elle soit (SAMU, sapeurs-pompiers, SOS médecins, services d’urgences...). Elles pointent également quelques surveillances infirmières spécifiques à adopter ou à revoir comme le score d’APGAR, de Silverman en pédiatrie ou encore le score de Glasgow pour pouvoir communiquer un premier bilan exhaustif lors de l’alerte au médecin régulateur du SAMU.

Référence :
L'infirmier(ère) Diplomé(e) d'Etat seul devant une situation de détresse médicale : recommandations professionnelles :
http://centredoc.chu-rennes.fr/ifsi/doc_num.php?explnum_id=1106

10-02-2012

Renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé

La loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé est parue au Journal Officiel du 30 décembre 2011.

Cette loi, qui refonde le système de sécurité sanitaire, repose sur trois grands axes : la prévention des conflits d’intérêt et la transparence des décisions, un doute qui doit systématiquement bénéficier au patient, ainsi qu’une meilleure formation et information des professionnels de santé et des patients.

Des exemples concrets de changement :

L’AFSSAPS voit son expertise et ses missions renforcées et devient l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).

La loi oblige à la transparence de tous les liens entre les industriels et les acteurs du monde de la santé : toutes les conventions seront désormais rendues publiques. La prévention des conflits d’intérêts et la transparence des décisions sont les gages indispensables pour garantir la qualité des décisions prises.

Le médicament sera évalué en continu tout au long de sa vie : la pharmacovigilance sur le territoire national sera renforcée, permettant de faire preuve de toute la fermeté nécessaire, lorsqu’il s’agit de retirer un médicament du marché.

Les règles pour l’admission au remboursement seront également plus strictes : il faudra désormais disposer de comparaison avec des stratégiques thérapeutiques de référence, lorsqu’elles existent.

Dans un souci de protection des patients, la loi prévoit également un meilleur encadrement des prescriptions hors AMM, ainsi que du dispositif des Autorisations Temporaires d’Utilisation (ATU).

Concernant l’information sur les produits de santé, un portail internet colligeant l’ensemble des éléments de l’ANSM, la HAS et l’Assurance Maladie, sera à disposition du public et des professionnels de santé. La publicité des médicaments auprès des professionnels de santé sera désormais soumise à un contrôle a priori de l’ANSM. Quant aux dispositifs médicaux, leur publicité bénéficiera d’un encadrement analogue.

 

Référence :
Loi n° 2011-2012 du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025053440&dateTexte=&categorieLien=id

06-01-2012

Les soins psychiatriques sans consentement réformés depuis le 1er août 2011

A la suite d’une question prioritaire, le conseil constitutionnel a décidé que la loi de 1990, qui organise les soins sans consentement en psychiatrie, devait être réformée. Cela pour permettre une intervention du juge des libertés et de la détention (JLD) pour le maintien d’une personne en hospitalisation sans son consentement pour une période de plus de 15 jours. Les travaux menés en 2010 ont débouché sur le vote d’une nouvelle loi par le parlement le 22 juin 2011 : celle-ci applicable depuis le 1er août.

 

Référence :
Loi n° 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024312722&fastPos=1&fastReqId=97342960&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

09-09-2011

Rapport sur la pharmacovigilance et gouvernance de la chaîne du médicament

La mission IGAS sur le MEDIATOR® avait rendu ses conclusions le 15 janvier 2011. Dans le prolongement de ce travail, les ministres avaient souhaité qu’elle remette un second rapport portant à la fois sur le système de pharmacovigilance et sur la gouvernance de la chaîne du médicament. La mission s’est appuyée notamment sur de très nombreuses auditions, une analyse de la littérature et sur des comparaisons internationales. Ce rapport souligne les limites actuels du système de pharmacovigilance, le caractère inexistant d’une véritable « chaîne » du médicament et propose des solutions pragmatiques pour améliorer le dispositif.

 

Référence :
Rapport sur la pharmacovigilance et gouvernance de la chaîne du médicament :
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/114000331/0000.pdf

24-06-2011

L’information des usagers sur la qualité des prises en charge des établissements de santé

L’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) a inscrit à son programme de travail une mission d’évaluation consacrée à l’information des usagers sur la qualité des prises en charge dans les établissements de santé.
Dans le cadre de cette mission, l’usager a été considéré, d’une part comme un « consommateur » qui souhaite exercer de manière éclairée son droit au « libre choix » d’un établissement, d’autre part comme un « citoyen » qui, doté d’un mandat de représentation, intervient pour améliorer la qualité des prises en charge. La question de l’information du patient sur son cas personnel n’entre pas dans le cadre de ce rapport. L’examen de la situation française montre que les informations diffusées vers le grand public à l’initiative des pouvoirs publics sont actuellement très pauvres. Même si les indicateurs de processus se développent, il n’existe pas de données sur les résultats. L’information disponible est rarement présentée sous une forme comparative. La satisfaction des patients n’est pas mesurée de manière homogène. Les données ne sont pas présentées sous une forme synthétique et agrégée. Les informations sont dispersées sur plusieurs sites et sont d’accès difficiles. Les sites ne sont pas conçus pour faciliter les recherches et les comparaisons. L’IGAS formule des recommandations autour de quatre axes :
- L’information des usagers : un objectif en soi
- Un dispositif pour favoriser des « choix éclairés »
- Un dispositif pour permettre l’intervention des représentants des usagers
- Un projet global confié à une institution responsable

Référence :
L'information des usagers sur la qualité des prises en charge des établissements de santé : http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/104000502/0000.pdf

08-10-2010

Violences en milieu hospitalier : bilan 2009

L’observatoire national des violences en milieu hospitalier (ONVH), rattaché à la Direction générale de l’offre de soins (Dgos), et chargé d’animer la politique de prévention et de lutte contre les violences survenant dans les établissements, a dressé son bilan pour l’année 2009. Celui-ci fait état d’une augmentation de 38 % des faits de violence entre 2008 et 2009, avec 4 742 faits signalés. Cette évolution doit être relativisée : elle s’explique par la progression importante, d’une part, du nombre d’établissements déclarants (+ 29 % en un an) et par un abaissement, d’autre part, du seuil de tolérance des professionnels aux faits de violence. Plus encore, parler de violence est un sujet moins tabou : aujourd’hui, les établissements ont réellement à cœur de développer une politique de sécurité des personnes et des biens, avec pour conséquences une saisine plus fréquente de l’ONVH. Les remontées des établissements de santé publics comme privés faites à l’observatoire ont montré : - une grande disparité des déclarations de violence selon les régions, qui n’est pas nécessairement en lien avec la situation de la délinquance générale enregistrée au sein de cette même région ; - que les services de psychiatrie sont toujours en tête des services les plus concernés par les faits de violence, même si une nette diminution est enregistrée (-12,4% en 2009) et les faits essentiellement liés à la pathologie des patients ; - que parmi l’ensemble des violences signalées, tous services et tous établissements confondus, les atteintes aux personnes restent très largement majoritaires avec 85 % des actes commis, taux quasiment stable d’une année à l’autre ; - que les atteintes aux biens restent au niveau le plus faible et concernent essentiellement des vols sans effraction et des dégradations légères. Appui indispensable d’une lutte efficace contre les violences en milieu hospitalier, le protocole santé - sécurité conclu en août 2005 entre les ministères de l’intérieur et de la santé permet, au niveau local, une collaboration adaptée entre les établissements et les forces de l’ordre. Parmi ses dispositions, figurent : - la désignation d’un interlocuteur privilégié au sein de l’hôpital, - la facilité donnée aux personnels hospitaliers victimes de violence pour déposer plainte, - la surveillance des services d’urgence, - la mise en place d’un système d’alerte, - la possibilité de diagnostics de sécurité par les services de police ou de gendarmerie L’intérêt démontré de ce protocole a conduit à son actualisation en juin 2010, associant le ministère de la justice, afin de renforcer l’étroite collaboration partenariale entre les institutions, élément indispensable pour une politique cohérente (protocole modifié du 10 juin 2010).

Référence :
Bilan national des remontées des signalements d'actes de violence en milieu hospitalier :
http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Bilan_DGOS_ONVH_2009.pdf

30-09-2010

L'éducation thérapeutique du patient se met en place

L'organisation de l'éducation thérapeutique est devenue aujourd'hui une nécessité du fait de l'accroissement du nombre des malades chroniques.

Prévue par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital (HPST), l’éducation thérapeutique du patient consiste à impliquer le patient dans la prise en charge de sa maladie, en l'incitant à faire évoluer son comportement et à participer directement à la mise en oeuvre de la thérapie, avec le concours de son médecin traitant et d'autres professionnels de santé : infirmières, nutritionnistes, kinésithérapeutes... Deux décrets et deux arrêtés parus au Journal officiel du 4 août 2010 encadrent désormais les programmes d’éducation thérapeutique.

Le premier décret du 2 août 2010 précise les conditions d'autorisation des programmes d'éducation thérapeutique du patient. Ceux-ci doivent être coordonnés par des médecins et mis en oeuvre par au moins deux professionnels de santé de professions différentes. Le décret précise également les modalités de constitution du dossier qui doit être soumis, pour autorisation, au directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) territorialement compétente. L'autorisation est délivrée pour une durée de quatre ans renouvelable et ses conditions de mise en oeuvre font l'objet d'un contrôle par l'ARS.

Le second décret fixe les compétences requises pour dispenser l'éducation thérapeutique du patient. Cette possibilité est ouverte aux médecins, sages-femmes et pharmaciens, mais aussi aux professions paramédicales : infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, diététiciens...

Un arrêté, également en date du 2 août 2010, publie le référentiel des compétences requises, autrement dit la liste précise des capacités et savoir-faire nécessaires pour participer à la démarche. Enfin, pour les professionnels de santé et les organismes qui souhaitent élaborer un programme d'éducation thérapeutique du patient, un second arrêté du même jour fixe le cahier des charges de ces programmes et la composition du dossier de demande d'autorisation. Le cahier des charges précise en particulier les éléments relatifs au programme lui-même, à sa coordination, aux règles de confidentialité et de déontologie, ainsi qu'aux modalités d'évaluation des actions menées.

Références :
- Décret n° 2010-904 du 2 août 2010 relatif aux conditions d'autorisation des programmes d'éducation thérapeutique du patient - JORF Lois & Décrets, n° 0178, 04/08/2010, p. 14391
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022664533&dateTexte=&categorieLien=id
- Décret n° 2010-906 du 2 août 2010 relatif aux compétences requises pour dispenser l'éducation thérapeutique du patient - JORF Lois & Décrets, n° 0178, 04/08/2010, p. 14392
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022664557&dateTexte=&categorieLien=id
- Arrêté du 2 août 2010 relatif aux compétences requises pour dispenser l'éducation thérapeutique du patient - JORF Lois & Décrets, n° 0178, 04/08/2010, p. 14397
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022664581&dateTexte=&categorieLien=id
- Arrêté du 2 août 2010 relatif au cahier des charges des programmes d'éducation thérapeutique du patient et à la composition du dossier de demande de leur autorisation - JORF Lois & Décrets, n° 0178, 04/08/2010, p. 14399
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000022664592&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id
- Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires - JORF Lois& Décrets, n° 0167, 22/07/2009, p. 12184
http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020879475&fastPos=2&fastReqId=1926319190&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

14-09-2010


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